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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

Nuit de Noël 2017

sermon

Saint Genix, le 24 décembre 2017

Homélie de la nuit de Noël (Année B)

(Is 9,1-6 ; Ps 95 (96) ; Tt 2,11-14 ; Lc 2,1-14)

« Dans le mystère de la Nativité, celui qui par nature est invisible se rend visible à nos yeux ; engendré avant le temps, il entre dans le cours du temps… et remet l’homme égaré dans sur le chemin du Royaume de Dieu » (2ème Préface de la Nativité).

Frères et sœurs, comme nous le décrivent les textes liturgiques, Noël est certes un mystère – car Dieu prend chair dans le sein d’une femme – mais Noël est aussi un évènement historique situé dans le temps et dans l’espace comme nous le confirme l’évangile : au cours d’un recensement dans la ville de David appelé Bethléem, Auguste étant empereur et Quirinius gouverneur de Syrie, Marie « mit au monde son fils premier-né », Jésus Christ, Sauveur et Seigneur. Ce n’est donc pas un mythe que nous entretenons de génération en génération mais un événement unique où Dieu s’est manifesté à tout l’univers par une étreinte d’amour éternel en son Fils Jésus Christ.

En adressant une lettre à son collaborateur et compagnon Tite, Saint Paul écrit : « la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent…avec justice et piété ».

Pour nous les chrétiens, cette grâce de Dieu qui s’est manifestée n’est rien d’autre que l’Enfant Jésus qui nous est né, qui nous est donné et qui apporte avec lui, la joie et la paix de Dieu pour tous les hommes. Oui pour nous, la grâce de Noël, c’est que Dieu « a prodigué la joie à notre monde et il a fait grandir son allégresse » ; la grâce de Noël, c’est qu’en ce petit Jésus, « nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire », les chrétiens trouvent la route pour vivre et pour aimer ; la grâce de Noël enfin, c’est que Dieu bannit de nos vies toute peur ; peur d’un monde agité par la haine et le terrorisme, par l’indifférence et la méfiance de l’autre ; peur de ce siècle où l’ambiance du bruit domine la voix de Dieu au point que la pratique de la foi est un peu négligé sinon relégué au second plan. « Ne craignez pas, dit l’ange ! », car l’Enfant de Bethléem nous aidera à trouver l’espérance qui surmonte la peur et par la foi à ressentir le pouvoir de l’amour divin qui transforme la vie humaine.

L’Eglise enseigne que « par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, il a agi avec une volonté d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme. » (GS n°22). Alors, demandons à Jésus, « conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-paix », la grâce de mettre notre cœur, notre intelligence et nos actions humaines au service de la paix dans notre monde.

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime » ! Joyeux Noël à tous et à chacun.

P. Urbain KIENDREBEOGO