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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

31 décembre 2017 dimanche de la Sainte famille

Domessin, le 31 décembre 2017

Homélie de la Sainte Famille (Année B)

(Gn 15,1-6 ; 21,1-3 ; Ps 104 (105) ; He 11,8.11-12.17-19 ; Lc 2, 22-40)

Ce dernier dimanche de l’année civile 2017 est tout spécial ; car non seulement, il nous est donné de célébrer la fête de la Sainte Famille de Nazareth avec l’Eglise universelle, mais aussi de communier à l’action de grâce de ceux qui ont reçu le sacrement du mariage dans notre paroisse ou qui ont fait baptiser leurs enfants au cours de cette année. Toute chose qui nous rappelle que « la famille est le fondement de la société » (GS, 52) et que fonder une famille qui s’ouvre à la vie est une bénédiction de Dieu. Si les fêtes de Noël et du nouvel An nous font baigner dans une ambiance familiale et amicale où la joie est au rendez-vous, la célébration de la Sainte Famille nous donne aujourd’hui l’occasion d’observer de près l’exemple de Joseph, Marie et Jésus et d’approfondir notre méditation sur la vérité de l’amour qui sous-tend toute relation conjugale.

L’évangile dit de Marie et Joseph qu’ils étaient soucieux non seulement de la protection de la vie de leur enfant – puisqu’ils ont fui en Egypte échapper à la méchanceté d’Hérode – mais aussi qu’ils étaient soucieux de son éducation religieuse. Ils l’amenaient en pèlerinage à Jérusalem et bien avant comme nous venons de l’entendre, ils ont accompli ce qui était prescrit par la loi du Seigneur : « Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur ». Il faut avouer que dans le contexte actuel, le souci légitime des jeunes parents se focalise plus sur la réussite humaine de leurs enfants au détriment de leur vie de foi. Sans trop tirer la couverture du côté de la religion, il est nécessaire de rappeler que tout participe à l’équilibre de l’enfant qui entre et grandit dans une société. Face aux défis de la société les chrétiens ne doivent jamais oublier que c’est une illusion de croire que la preuve du bonheur en famille, c’est l’absence d’épreuves.

En présentant ses vœux de fin d’année aux employés du Vatican, il y a deux ans, le Pape François les encourageait par des paroles réconfortantes et je les reprends volontiers à votre actif : « Je vous encourage à prendre soin de votre mariage et de vos enfants. En prendre soin, ne pas négliger. Le mariage est comme une plante… Une plante est vivante, il faut s’en occuper tous les jours… Le mariage est une réalité vivante : la vie du couple ne doit jamais être considérée comme acquise, à aucun moment du parcours d’une famille… Ne négligez pas votre famille ! »

P. Urbain KIENDREBEOGO