Menu

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

30 mars 2018 vendredi saint

Domessin, le 30 mars 2018

Homélie du Vendredi saint (B)

(Is 52,13-53,12 ; Ps 30 (31) ; He 4,14-16 ; 5,7-9 ; Jn 18,1-19,42)

Aujourd’hui, la liturgie elle-même est prédication ; elle dit tout sur la misère et le mal-être de l’homme : la haine, le scandale, la folie, la souffrance, la violence, la croix, la mort. Alors, toute explication, toute parole ne seraient-elles superflues à côté du poids de la passion de Jésus-Christ que nous venons d’entendre ? Oui certainement, puisque Jésus Christ a été élevé de terre (cf. Jn 12,32) et que sa croix est désormais dressée, visible sur le monde pour attirer à lui tous les hommes. « Tout est accompli » (Jn 19,30). Tout est dit et c’est fini. Il n’y a que le silence, rien que le silence qui peut nous introduire dans le mystère de cette mort ignominieuse sur la croix. Mais permettez-moi de dire un petit mot sur la croix, cet instrument de supplice devenu pour nous instrument de gloire, celle du Christ et puis la nôtre.

Cette croix, porteuse de notre salut, mystère de notre foi et désormais signe du pardon entre l’homme et Dieu, entre l’homme et son semblable, puisque « par le moyen de la croix, le Christ a voulu réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps et tué en sa personne la haine » (Ep 2,15-16). Il ne reste au disciple qu’à imiter son Maître qui de sa croix a pu dire : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (cf. Lc 23,34). Désormais pour le chrétien, cette croix si lourde d'amour, doit être accueillie sans peur comme chemin de vie, de guérison, de pardon, de lumière, comme signe de paix et de réconciliation (cf. Régine Maire, La Croix, septembre 2003). Alors, les regards tournés vers le Christ en croix, je vous invite à terminer par cette prière du Pape François :

« Ô Croix du Christ, symbole de l’amour divin et de l’injustice humaine, icône du sacrifice suprême par amour et de l’égoïsme extrême par stupidité, instrument de mort et chemin de résurrection, signe de l’obéissance et emblème de la trahison, échafaud de la persécution et étendard de la victoire…

Ô Croix du Christ, enseigne-nous que l’aube du soleil est plus forte que l’obscurité de la nuit. Ô Croix du Christ, enseigne-nous que l’apparente victoire du mal se dissipe devant le tombeau vide et face à la certitude de la Résurrection et de l’amour de Dieu que rien ne peut vaincre ou obscurcir ou affaiblir. Amen !" (Pape François, Vendredi Saint, 25 mars 2016).

P. Urbain KIENDREBEOGO