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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

25 mars 2018 dimanche des Rameaux

Saint Génix, le 25 mars 2018

Homélie du dimanche des rameaux et de la passion (B)

(Is 50,4-7 ; Ps 21 (22) ; Ph 2,6-11 ; Mc 14,1-15,47)

Frères et sœurs, la liturgie nous fait vivre en ce dimanche des rameaux et de la passion, un choc antithétique. Nous sommes passés effectivement d’une fête à un deuil ; et le contraste est très bouleversant entre l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem et sa passion-mort au lieu-dit Golgotha dans la même ville.

Passer de l’ovation à la condamnation, de la gloire à la croix, voilà ce que Jésus de Nazareth a subi, lui que « Dieu a consacré par l’Esprit Saint et rempli de sa force » ; lui qui guérissait les malades, qui ressuscitait les morts, qui rendaient la vue aux aveugles, et qui s’était fait une belle réputation par l’autorité de sa parole et de ses actes ; bref, lui qui « faisait le bien, là où il passait » (cf. Ac 10,37-38). Les personnes qui étendirent leurs manteaux et les feuillages sur le chemin et qui le suivaient en criant : « béni soit celui qui vient au nom du Seigneur », ce sont les mêmes personnes qui crièrent encore plus fort : « crucifie-le ! »

Mais face à la haine des hommes, Jésus se tourne vers son Père, s'unit à sa volonté, accepte la mort en croix ; cette croix qui est « scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes », mais « puissance et sagesse de Dieu » (cf. 1 Co 1,23.24) pour ceux qui ont la foi comme ce centurion de l’évangile qui a confessé : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ». Oui pour nous aussi, « Jésus-Christ, hier et aujourd’hui, est le même Seigneur à la gloire de Dieu le Père, et il l’est pour l’éternité » (cf. He 13,8 et Ph 2,11).

En ce dimanche des Rameaux et à travers le récit de la Passion, « le Seigneur notre Dieu nous a donné le langage des disciples, pour que nous puissions, d’une parole, soutenir ceux qui sont épuisés » dans la vie, épuisés par le combat et la lutte pour un monde juste et pacifique. Si nous voulons partager la joie du ressuscité au matin de Pâques, si nous voulons avoir en héritage la vie éternelle, ne baissons pas les bras et « les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu » (Invitatoire, temps du carême), parce que « si nous supportons l’épreuve (maladie, souffrance, guerre, famine, attentats, vieillesse, mort, deuil…) avec le Christ, avec lui nous régnerons » (2 Tim 2,12). Amen !

P. Urbain KIENDREBEOGO