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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

12 mai 2018 7° dimanche de Pâques

Avressieux, le 12 mai 2018

Homélie du 7ème dimanche de Pâques (B)

(Ac 1,15-17.20a.20c.-26 ; Ps 102 (103) ; 1 Jn 4,11-16 ; Jn 17,11b-19)

Frères et sœurs, Jésus prie, non seulement pour ses disciples qui partageaient le dernier repas avec lui mais aussi pour tous ceux qui de tous les âges se réclameront de Lui. C’est une prière de demande qu’il adresse à son Père pour nous et parmi les grâces demandées, j’en ai retenu quatre pour notre méditation : l’unité, la joie, la protection et la sainteté.

L’unité : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom ». L’unité dont il est question, ce n’est pas d’abord seulement celle que les chrétiens de tout bord demandent dans leurs prières œcuméniques afin d’avoir un message commun pour le monde d’aujourd’hui, elle est aussi, surtout et avant tout celle qui doit exister dans nos communautés chrétiennes : « C’est dans un unique Esprit, nous rappelle l’apôtre Paul, que nous tous, nous avons été baptisés pour former un seul corps » (1 Co 12,13). Cette grâce de l’unité est à demander pour l’Eglise catholique en son sein, pour nos communautés paroissiales, pour nos familles chrétiennes. Puisque nous sommes dans l’attente de l’Esprit de Pentecôte, « ayons soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix » (Eph 4,3).
La joie : « Père saint, qu’ils aient en eux ma joie ». Le pape François affirmait dans une de ses homélies en 2016 dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe : « Un chrétien est un homme ou une femme de la joie, un homme ou une femme de la joie dans le cœur ». Et il a terminé par cette déclaration : « La carte d’identité du chrétien, c’est la joie ». Si vraiment nous ne rayonnons pas de la joie du Christ en nous, il y a de quoi se demander en qui nous croyons et qu’est-ce que nous croyons ? Demandons la grâce d’être habités par l’Esprit de joie comme la Vierge Marie dont « l’esprit exultait en Dieu son Sauveur » (Lc 1,46) parce qu’elle était remplie de l’Esprit Saint.
La protection : « Père saint, gardes les du Mauvais ». Le Mauvais désigne ici « notre adversaire, le diable, qui comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1 P 5,8). Il est contre quiconque prend le parti de l’unité, de la joie, de la paix, de la justice, de la charité, de la bonté et de la sainteté. Il s’oppose farouchement à nos projets et à nos progrès dans ces domaines, comme du reste à toute forme de croissance spirituelle dans nos vies. Demandons la grâce d’être protégés par l’Esprit notre Défenseur.
La sainteté : « Père saint, sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité ». Je voudrais citer ici abondamment la dernière exhortation apostolique du Pape François sur l’appel à la sainteté dans le monde. Il écrivait : « La sainteté est le visage le plus beau de l’Église… Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux. Bien des fois, nous sommes tentés de penser que la sainteté n’est réservée qu’à ceux qui ont la possibilité de prendre de la distance par rapport aux occupations ordinaires, afin de consacrer beaucoup de temps à la prière. Il n’en est pas ainsi. Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve » (EG 9 et 14). Comme nous l’avons entendu dans la deuxième lettre de saint Jean, « si Dieu demeure en nous, en nous son amour atteint la perfection ». C’est en vivant donc d’amour que nous grandissons dans la sainteté. Et de cette manière le corps du Christ se construit, et « nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude » (Eph 4,12-13). Demandons la grâce d’être habités par l’Esprit de sainteté.

P. Urbain KIENDREBEOGO