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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

1° Octobre 2017 26° dimanche ordinaire

Pont de Beauvoisin, le 1er octobre 2017

Homélie du 26ème dimanche du temps ordinaire (Année A)

(Références bibliques : Ez 18,25-28 ; Ps 24 (25) ; Ph 2,1-11 ; Mt 21,28-32)

C’est avec beaucoup de joie que notre Communauté paroissiale célèbre cette messe de rentrée en présence de nos enfants, de nos jeunes accompagnés de leurs parents et de leurs catéchistes et animateurs. On peut alors être tenté de croire que c’est à cause de cette circonstance que les textes bibliques ont été choisis, puisqu’il est question du vivre-ensemble, en Famille comme cet homme et ses deux fils ou en Communauté comme nous conseille l’apôtre Paul.  Eh bien, non ! C’est une heureuse coïncidence et chacun de nous peut trouver son compte.

Avant de m’adresser aux adultes, j’aimerai dire un mot aux enfants : quand on vous demande un petit service à la maison, à l’école, au caté, ne dites jamais « oui, papa ! oui, maman, oui madame ou monsieur » juste pour faire plaisir, alors que vous n’avez pas la ferme volonté de le faire. Jésus n’aime pas ceux qui « disent et ne font pas » (Mt 23,3). Jésus n’aime pas les béni-oui-oui, prompt à acquiescer et lent à agir. Mais si vous dites « non », et qu’entre-temps vous changez d’avis, rappelez-vous cette attitude du premier fils dans l’évangile. Il avait dit non à son père, « mais ensuite, s’étant repenti, il y alla ». Il est un modèle de conversion parce qu’il a été capable de se remettre en cause et de changer d’avis pour faire le bien. En cela, il est un exemple à imiter.

Ce qui vaut pour les enfants vaut aussi pour les adultes. Le Christ nous rappelle aujourd’hui que ce qui compte dans la vie, ce ne sont pas les belles paroles mais les beaux actes. Un chanteur canadien a sorti il y a quelques années un album intitulé « Grand parleur, petit faiseur ». Ce qui n’est pas sans nous rappeler ces paroles de Jésus : « Ce ne sont pas ceux qui disent : « Seigneur, Seigneur ! », qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de son Père qui est aux cieux » (Mt 7,21). Notre société actuelle n’attache plus beaucoup d’importance à la parole donnée. Elle perd même sa valeur au point qu’elle cesse d’être fiable et durable. Et pourtant, si la parole donnée pouvait garder sa valeur et sa saveur ? Quel chemin de vie et de bonheur pour l’homme ?

Pour nous chrétiens, notre foi chrétienne ne doit pas être une foi en paroles seulement, mais une foi en actes visibles et crédibles capables d’influencer tous les aspects de notre vie en société, notre vivre-ensemble en Eglise. C’est pourquoi, dans l’ambiance de notre messe de rentrée en ce début d’année pastorale, j’ai envie de terminer en m’appuyant sur la lettre de Saint Paul aux Philippiens pour vous dire qu’il nous est possible de bâtir une communauté plus fraternelle, je dis plus fraternelle, parce que notre communauté est déjà fraternelle ou du moins les élans de fraternité sont visibles, mais le chrétien ne se contente pas de l’acquis, car nous devons tendre vers les réalités d’en haut, c’est-à-dire que nous devons viser toujours l’idéal en allant de l’avant parce que Jésus nous y invite : « Avancez au large » (Lc 5,4).

Frères et sœurs, je voudrais nous inviter en cette nouvelle année, individuellement et communautairement, à nous réconforter les uns les autres et à nous encourager avec amour en communion dans l’Esprit Saint. Alors, avec humilité et ayant toujours le souci de l’autre, notre Communauté vivra dans l’unité et notre joie sera complète parce qu’elle nous viendra toujours « de Celui qui nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous » (Ga 2,20). Bonne année pastorale à tous et à chacun et gloire à Jésus ! Amen.

P. Urbain KIENDREBEOGO