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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

Homélie du 4° dimanche

Avressieux, le 7 mai 2 017

Homélie du quatrième dimanche de Pâques (Année A)

(Références des textes liturgiques : Ac 2,14a.36-41 ; Ps 22 (23) ; 1 P 2,20b-25 ; Jn 10,1-10)

« Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer, où tu me conduis » (D 006). C’est le premier chant que j’ai appris quand je suis rentré au petit séminaire dans mon pays. Je vous dis que je n’étais indifférent aux paroles de ce chant alors que pour la toute première fois, je m’éloignais de mes parents à l’âge de 12 ans et que je devais attendre trois mois avant de les revoir. Je ne savais pas encore que les mots étaient tirés d’un psaume, celui que la liturgie nous propose aujourd’hui, mais ils m’ont fait du bien.

Je vais m’arrêter sur ce psaume, pour vous inviter à renouveler votre confiance en Celui qui « appelle chacun par son nom » (évangile) et qui apporte la certitude que Dieu est présent à chaque instant de notre vie, et que chaque homme a du prix à ses yeux.

L’Évangile du jour a donné son nom à ce 4e dimanche de Pâques : le dimanche du bon Pasteur, parce que Jésus s’est qualifié lui-même comme « le pasteur, le berger des brebis » (évangile).

L’image du berger qui s’occupe de son troupeau fait référence aux textes bibliques de l’Ancien Testament et ils rappellent le contexte nomade de l’élevage où se crée une atmosphère de confiance, de proximité et de tendresse : le bon pasteur connaît ses brebis, il les appelle par leur nom et elles le suivent parce qu’elles le reconnaissent et qu’elles se fient à lui.

« Le Seigneur est mon berger, rien ne me manque ». Comme le dit le Psalmiste, Dieu nous guide sur « des prés d’herbe fraîche » et nous mène vers les « eaux tranquilles » pour nous faire vivre. Tout est gracieux et donné de façon copieuse. « Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » (évangile). Si le Seigneur est le pasteur, même dans le désert de nos vies, lieu d’absence et de mort, la certitude d’une présence radicale de vie ne fait pas défaut, au point que chacun peut dire : « rien ne me manque » car « tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure ».

Les Pères de l’Église ont vu dans ce psaume les trois sacrements de l’initiation chrétienne. Les eaux tranquilles, c’est le baptême où nous sommes purifiés ; la table dressée et la coupe débordante, c’est l’Eucharistie ; le parfum répandu sur la tête, c’est la confirmation ; les près d’herbe fraîche, c’est la Parole de Dieu qui alimente notre foi.

Si nous nous vivons des grâces de notre baptême et de notre confirmation, si nous accueillons les fruits du sacrement de la rédemption qu’est l’eucharistie, alors, « grâce et bonheur nous accompagneront tous les jours de notre vie » et Jésus sera pour nous le « portier », mieux la « porte » (évangile) du Royaume des cieux au terme de notre pèlerinage terrestre.

Chant : Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien,

Sur des près d’herbe fraîche il me fait reposer.

Alléluia, Alléluia, Alléluia a (bis).

P. Urbain KIENDREBEOGO