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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

homélie du 19 mars 2017

4° dimanche de Carême

Domessin, le 26 mars 2017
Homélie du quatrième dimanche de Carême Année A
(Textes bibliques : 1 S 16,1b.6-7.10-13a ; Ps 22 (23) ; Ep 5,8-14 ; Jn 9,1-41)
(L’évangile a déjà été long et plein d’enseignements que nous pouvons tous tirés selon nos centres d’intérêt. Je voudrais toutefois glisser tout juste quelques mots pour vous orienter dans votre méditation).
Quand nous professons notre foi avec le symbole de Nicée-Constantinople, nous disons dans un des articles : « Je crois en un seul Seigneur Jésus Christ. Il est Dieu né de Dieu, Lumière née de la lumière… ». Ces paroles ne sont pas une invention de l’Eglise, elles viennent du Christ lui-même qui se définit et se proclame – et à maintes reprises – comme la lumière du monde : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, dit-il dans l’évangile du jour, je suis la lumière du monde ». Mais avant cette répétition sur son identité de « lumière du monde », Jésus avait été encore plus explicite dans ses propos : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jn 8,12).
La cécité de cet homme aveugle de naissance est une image de la nôtre dans un monde envahi par tant « d’activités des ténèbres », nous empêchant de voir la vraie lumière Jésus Christ. Saint Paul attire notre attention dans la deuxième lecture : « Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière » et produisez ainsi des « fruits de bonté, de justice et de vérité » (2ème lecture).
Le baptême est une illumination pour le nouveau baptisé, né de nouveau dans le Christ. C’est d’ailleurs par cette expression qu’on désignait le sacrement du baptême aux premiers siècles de l’Eglise parce que la foi chrétienne est comme une lumière qui éclaire la route du chrétien ici-bas jusqu’au jour il entre dans l’admirable lumière de l’éternité. « La lumière intérieure que chaque baptisé reçoit du Christ est signifiée par le cierge pascal, ce grand cierge allumé solennellement la nuit de Pâques, et qui rappelle la Résurrection du Seigneur » (Fêtes et saisons). Le Christ lumière enveloppe donc le chrétien de sa naissance à sa mort.
En ce temps de carême, l’Eglise nous propose cet évangile pour nous rappeler que notre vie chrétienne est un cheminement vers la lumière de Pâques. N’ayons pas peur de marcher avec Jésus, « sa parole est la lumière de nos pas, la lampe de notre route » (Ps 118,105). Amen !
P. Urbain KIENDREBEOGO