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Paroisse Saint-Benoît du Guiers en Avant-Pays savoyard voir la suite

9 juillet 14° dimanche ordinaire

Homélie du 14° dimanche ordinaire – 9 juillet 2017 – Pont de Beauvoisin

textes du jour : Za 9,9-10 ; Ps 144 ; Rm 8, 9.11-13 ; Mt 11,25-30

Les textes que nous venons d'entendre en ce dimanche sont d'une très grande richesse. Nous y retrouvons : un roi sur un ânon, un Dieu plein d'amour, l'Esprit Saint qui nous guide, un Dieu qui s'est fait connaître aux plus petits plutôt qu'aux sages et aux savants, un fardeau qui peut devenir léger…

Je dois avouer qu'en lisant ces textes j'avais un peu de mal à me centrer sur un point plus que sur l'autre, et même comprendre le sens global de ces lectures.

Et pourtant, le texte de St Paul m’a fait revenir dans la tête le chant :

« Jésus, toi qui as promis d´envoyer l´Esprit 
À ceux qui te prient, 
Ô Dieu, pour porter au monde ton feu, 
Voici l´offrande de nos vies. »

Saint-Paul nous parle de l'Esprit Saint qui est en nous. Il l’oppose à un autre renfermement sur nous-mêmes qu'il appelle la chair. Si nous nous refermons sur nous-mêmes nous mettons une clôture. L'Esprit lui est ouverture. Il vient nous habiter, nous permettre d'être envoyés vers les autres. Pour cela il n'y a pas une question de grande intelligence, il n'y a pas besoin d'être sage ou savant, il suffit d'avoir confiance en Dieu comme le petit enfant a confiance en sa maman.

C'est bien cela que Jésus dit : « Père, je proclame ta louange, ce que tu as caché aux sages et aux savants tu l’as révélé aux tout petits. »

J’avoue que ce n'est pas facile pour moi, et d'ailleurs certainement pour bon nombre d’entre nous, d'admettre qu'il n'y a pas besoin d'être sage ou savant pour connaître Dieu. Non, ce n'est pas une question de théologie ! C'est avant tout une question d'amour car ce Dieu auquel nous croyons est avant tout un Dieu d'amour.

Nous l’avons chanté dans le Psaume :

« La bonté du Seigneur est pour tous,

sa tendresse pour toutes ses œuvres. »

Oui Dieu nous aime tous.

Mais nous avons besoin d'humilité… comme le roi qu'annonçait Zacharie, un roi pauvre, monté sur un ânon… Ce roi que nous avons découvert en Jésus le Fils de Dieu devenu homme, celui qui a fait son entrée à Jérusalem monté sur un ânon, celui qui a promis à ses disciples de leur envoyer l'Esprit à une condition et c'est celle-ci que nous devons mettre en œuvre aujourd'hui.

Nous sommes libres de recevoir l'Esprit Saint. Mais pour cela nous devons tourner nos yeux vers le Seigneur, nous dépouiller de nos prétentions de tout savoir, redevenir enfants et se mettre à l'école du Fils. Voilà ce que Jésus demande à ses disciples.

À partir de là, nous pourrons mieux comprendre ce que Jésus nous dit quand il nous parle d’un fardeau léger.

Chacun dans sa vie à des croix à porter. Le Christ lui-même a porté sa croix.

Mais comment un fardeau peut-il être léger ?

Tout simplement si nous acceptons de dire oui au Seigneur. Si nous acceptons la présence du Seigneur à nos côtés chaque jour, chaque instant.  Car nous le savons bien un joug est une pièce de bois qui sert à répartir la charge sur deux. Si nous croyons que le Seigneur est à nos côtés, que le Christ est présent dans nos vies, alors à ce moment-là véritablement il portera toutes nos difficultés toutes nos souffrances avec nous et elles deviendront beaucoup plus légères.

Finalement dans les textes de ce jour l'important n'est-il pas d'être capable de croire pleinement en ce Dieu d'amour que le Christ est venu nous présenter, ce roi sur un ânon, Dieu plein d'amour, qui nous a envoyé son Esprit et nous aide apporter nos fardeaux.


Pierre Van Styvendael, diacre permanent